Projection du film sur Krim Belkacem  : Moments d’héroïsme

Projection du film sur Krim Belkacem : Moments d’héroïsme

Emouvant et débordant de fierté et d’héroïsme : c’est le moins que nous puissions dire du film consacré par Ahmed Rachedi à l’une des grandes figures de la Révolution algérienne qui a été projeté dimanche dernier en soirée à la maison de la culture Houari-Boumediène, de Sétif.

Programmé dans le cadre de la célébration du 62e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre dont les activités à la fois riches et variées s’étaleront cette année sur 3 journées, la projection de ce grand film qui s’est déroulé en présence Nacer Maskri, le wali de Sétif, du président de l’APW, du réalisateur Ahmed Rachedi, des comédiens qui ont animé cette belle œuvre de la mémoire ainsi que des autorités civiles et militaires de la wilaya, n’a pas été sans être couronnée par un immense succès qu’a tenu à exprimer le nombreux public en cette soirée mémorable.
Dans cette grande salle de la maison de la culture, qui s’est avérée trop exigüe pour contenir tous ces jeunes et moins jeunes, la symbolique était véritablement trop forte pour attester dans la dimension qui prévalait de cette symbiose qui prévalait, animée par des jeunes des différents services de sécurité, des étudiants, des travailleurs, des hommes et des femmes venus de divers horizons pour découvrir ce film et partant, prendre conscience du sacrifice de leurs aînés et du prix fort payé par le peuple algérien pour le recouvrement de son indépendance.
Durant plus de deux heures au fur et à mesure que ces jeunes comédiens déchiraient l’écran pour incarner dans une réalisation somptueuse, l’œuvre de toutes ces figures de proue de la Révolution algérienne, dont Krim Belkacem auquel était dédié cette œuvre, le silence qui régnait dans cette salle attestait bien de l’intérêt et de la fierté que manifestait tous ces jeunes à l’endroit de toutes ces grandes figures qu’ils ovationnèrent à ne plus en finir.
Ce soir, Krim Belkacem, âgé de 23 années, alors qu’il quittait la caserne en octobre 1945 sera tout au long de ce film, le rassembleur et le révolté, profondément affecté par les massacres de mai 1945. Il  revient au village portant en lui son identité en rien affectée et n’arrête pas de s’interroger sur le devenir de son pays. La mémoire le secoue, les séquelles de son peuple davantage et bien que rejoignant les rangs du PPA, il était de ceux qui croyaient profondément que ce qui à été arraché par la force ne pouvait être reconquis que par la force.
Dans un tempérament de guerrier, visiblement bien avisé et une expérience qui lui permettra de faire valoir ses arguments, Krim Belkacem n’hésitera pas en 1947 à reprendre sa mitraillette de type « Sten » et passer à l’action en  s’attaquant au caïd de son douar qui n’était autre que son cousin et continue à agir dans la clandestinité avec quelques compagnons, au cœur de ce paysage touffu de la Soummam où ce film à été tourné.
Le premier novembre 1954 la lutte armée est annoncée, « le lion du Djurdjura » profondément acquis à la cause nationale, fait partie du CNRA, développe davantage son habileté aux côtés de tous ses compagnons de lutte et sera sans concessions lors des négociations d’Evian.
La salle se lève comme un seul homme et par des applaudissements nourris rend hommage à ses grandes figures de Novembre et au moudjahid Ahmed Rachedi pour ce beau parcours de la mémoire. Ahmed Rachedi et tous les comédiens seront honorés.

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