SITES HISTORIQUES ET ARCHEOLOGIQUES
Plusieurs vestiges historiques et archéologiques témoignant des civilisations anciennes ayant peuplé la région de Sétif, ont été découverts parmi lesquels on citera les principaux qui constituent de véritables attraits touristiques.
1- LE SITE PREHISTORIQUE MEZLOUG
situé dans la commune de Mezloug (daïra d’Ain Arnet), ce site a été découvert en 1927 par PAUL MASSIERA et étudié par la suite par R. VAUFREY.
Ce site renferme des vestiges préhistoriques datés de la période de l’épipaléolithique se rapportant à l’homme de Cro Magnon.
Parmi les vestiges découverts, on citera des ossements d’animaux et de l’outillage préhistorique en silex.
Il est à signaler que la région des hauts plateaux est plutôt riche en vestiges préhistoriques, c’est la raison pour laquelle elle a reçu le nom d’ « Escargotière ».
Cette région recèle d’après les chercheurs probablement encore bien des mystères à découvrir.
2- LES SITES PREHISTORIQUES « AIN HANECH » ET « AIN BOUCHERIT »
A- Site d’Ain Hanech
lesite préhistorique d’Ain Hanech est situé dans la commune de Guelta El Zergua (daîra d’El Eulma) à environ 7 km au Nord de la Ville d’El Eulma et à 35 km de Sétif.
Ce site a été découvert par le professeur C. ARAMBOURG au cours de ses recherches paléontologiques dans les dépôts continentaux du plateau Sétifien en 1947.
Lors de ses investigations, le professeur C. ARAMBOURG a découvert des ossements d’animaux ainsi qu’un outillage préhistorique en silex reconnus comme appartenant à l’étage villafranchien (pléistocène inférieur); soit la période la plus ancienne du quaternaire.
Les investigations entreprises durant la période (1992 et 2006) par le docteur Mohamed Sahnouni qui a effectué des sondages pour la description de la stratigraphie du site, a permis la récolte de sédiments archéologiques et de liments argileux dont l’analyse paléo magnétique a permis une datation préliminaire de ce gisement archéologique remontant à 1,7 millions d’années. Ce qui fait d’Ain Hanech l’un des plus vieux et des plus importants gisements de préhistoire en Algérie du Nord.
La rareté de son patrimoine archéologique ainsi que son antériorité chronologique sont comparables à ceux du gisement archéologique d’Olduway en Tanzanie.
Par conséquent il est certain que Ain Hanech peut fournir de précieux renseignements concernant le comportement de l’homme préhistorique mais aussi d’élucider si réellement il y a eu une migration de l’Afrique de l’Est vers l’Afrique du Nord.
B- Le site préhistorique d’Ain Boucherit
situé dans la commune de Guelta Ezergua (daïra d’El Eulma) le site préhistorique d’Ain Boucherit a été découvert par le professeur C. ARAMBOURG en 1947.
L’ensemble des vestiges archéologiques se résument à des ossements d’animaux anciens notamment des ruminants et une variété d’outillages préhistoriques en silex.
Le gisement d’Ain Boucherit est semblable à celui d’Ain Hanech situé dans la même région.
D’autres recherches archéologiques sur ce site, pourraient révéler certaines informations utiles à l’histoire de l’humanité.
C- LE SITE DE MONS
site non classé, situé dans la commune de Béni Fouda (daïra de Djemila)
Ce site est localement appelé « Henchir El Ksar ».
Dans ce site a été découverte la plus ancienne inscription latine datée de l’an 157 (après JC).
On ignore à quelle époque MONS devint une municipalité romaine. Le site de MONS se situe sur l’itinéraire reliant Sétif à Cuicul (Djemila) et occupe une grande superficie sur un terrain agricole en pente.
Ce site abrite les restes d’une forteresse byzantine, complètement en ruines et dont les pierres sont prélevées anarchiquement pour servir parfois à des constructions privées.
De ce site a été prélevée la statue de Jupiter en 1954 par les Français.
D- SITE ANTIQUE : AIN SOLTANE
situé dans la commune d’Ain Lahdjar (daïra d’Ain Azel) à 3 km au Nord-Ouest du village Aïn Lahdjar. Ce site occupe une superficie de 120 ha et est mentionné sur la carte de « P. Salama et dans l’Atlas archéologique de l’Algérie de « S. Gsell, feuille 16 n° 340.
Il comporterait les restes d’une forteresse byzantine ancienne appelée Citofactense.
Ce site ne présente pas encore de vestiges archéologiques a apparents mais tout porte à croire qu’ils sont encore enfouis sous terre, d’où la nécessité d’une recherche archéologique plus poussée pour les découvrir.